Samedi 21 avril 2007
Je me souviens du 20 avril 2002, la veille du premier tour où j'étais encore (quasi) certain de glisser un bulletin vert dans l'urne. Et je sais qu'in extremis j'ai changé d'avis pour voter Jospin malgré tout.
Je me souviens être parti en famille voter Chirac le 5 mai, nous avions tous la mine défaite. Et je sais que son score de 82 % n'a servi qu'à « geler » la politique pendant 5 années supplémentaires.
Je me souviens que jusqu'en 2002, il fallait choisir au premier tour et éliminer au deuxième. Et je sais que cette année, il nous faudra éliminer au premier tour pour être en mesure de choisir au second tour entre deux projets clairs.
Je me souviens qu'il a toujours existé des tenants du « ni droite ni gauche » et de l'appel au peuple systématique pour dépasser les clivages. Et je sais qu'au final, cette politique mène à l'exercice solitaire du pouvoir… ou à l'immobilisme.
Je me souviens que jouer au billard à trois bandes est un exercice très délicat, et plus encore lorsqu'il s'agit d'une élection présidentielle. Et je sais que le risque est trop grand de se prendre par ricochet une boule imprévue entre les deux yeux.
Et puis…
Je me souviens que le projet socialiste repose sur l'éducation et la solidarité. Et je sais que la droite au pouvoir ne se préoccuperait ni de l'une ni de l'autre.
Je me souviens que depuis le début de cette campagne, les attaques contre la candidate du PS sont venues du camp d'en face (presque) tout autant que de son propre camp. Et je sais qu'il s'agit là d'une marque évidente que son discours libre dérange les tenants de l'immobilisme.
Je me souviens que celle que l'on donnait systématiquement perdante, que l'on qualifiait de fragile ou d'incompétente a su depuis des mois franchir un à un tous les obstacles, et avec le sourire. Et je sais que le sang froid dont elle sait faire preuve est la marque des véritables chef d'état.
Je me souviens qu'un bulletin de vote, c'est un choix avant d'être un témoignage ou un message. Et je sais que pour cette élection présidentielle, mon choix ne changera pas : ce sera Ségolène Royal aux deux tours.
Je me souviens être parti en famille voter Chirac le 5 mai, nous avions tous la mine défaite. Et je sais que son score de 82 % n'a servi qu'à « geler » la politique pendant 5 années supplémentaires.
Je me souviens que jusqu'en 2002, il fallait choisir au premier tour et éliminer au deuxième. Et je sais que cette année, il nous faudra éliminer au premier tour pour être en mesure de choisir au second tour entre deux projets clairs.
Je me souviens qu'il a toujours existé des tenants du « ni droite ni gauche » et de l'appel au peuple systématique pour dépasser les clivages. Et je sais qu'au final, cette politique mène à l'exercice solitaire du pouvoir… ou à l'immobilisme.
Je me souviens que jouer au billard à trois bandes est un exercice très délicat, et plus encore lorsqu'il s'agit d'une élection présidentielle. Et je sais que le risque est trop grand de se prendre par ricochet une boule imprévue entre les deux yeux.
Et puis…
Je me souviens que le projet socialiste repose sur l'éducation et la solidarité. Et je sais que la droite au pouvoir ne se préoccuperait ni de l'une ni de l'autre.
Je me souviens que depuis le début de cette campagne, les attaques contre la candidate du PS sont venues du camp d'en face (presque) tout autant que de son propre camp. Et je sais qu'il s'agit là d'une marque évidente que son discours libre dérange les tenants de l'immobilisme.
Je me souviens que celle que l'on donnait systématiquement perdante, que l'on qualifiait de fragile ou d'incompétente a su depuis des mois franchir un à un tous les obstacles, et avec le sourire. Et je sais que le sang froid dont elle sait faire preuve est la marque des véritables chef d'état.
Je me souviens qu'un bulletin de vote, c'est un choix avant d'être un témoignage ou un message. Et je sais que pour cette élection présidentielle, mon choix ne changera pas : ce sera Ségolène Royal aux deux tours.
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